Pronateur ou supinateur ?

Je n’ai jamais vu un basketteur, un handballeur ou encore un rugbyman venir au cabinet et employer ces termes.

Seuls les coureurs 8 fois sur 10 me posent cette question.

Certes ces sports de balle ne sont pas des sports linéaires comme peut l’être la course à pied mais quand même je trouve que le marketing fait encore bien son travail !

 

Oui, il existe des foulées supinatrices, neutres ou encore pronatrices, et alors ?

Chacun court avec une foulée qui lui est propre, et c’est lorsque cette foulée devient source de pathologies ou d’instabilités que cela devient problématique.

 

Cette problématique doit être gérée par un professionnel.

Les concepteurs de chaussures ne peuvent jouer que sur la densité des mousses de la semelle intermédiaire.

En aucun cas (à l’achat) les hauteurs ne peuvent être différentes entre talon interne et talon externe sur une même chaussure.

Par contre, certaines de leurs mousses s’affaisseront plus vite que d’autres selon l’orientation choisie. Ce qui à l’usage revient au même qu’un jeu de hauteur.

Mais si par malheur vous vous trompez d’orientation ou de diagnostic la chaussure ne va faire qu’aggraver les choses !

 

Attention, je ne pars pas en guerre contre les marques qui font (pour beaucoup d’entre elles) de très bon produits, mais ne tombez pas dans ce plan marketing de l’orientation de votre foulée.

Restez sur des modèles universels et si besoin est, faites un bilan podologique chez votre podologue référent.